BIRTHRIGHT / DROIT DU SANG 1 12Septembre 2003 / Septembre 2004 - 2.95 $)
- Scénario : Mark Waid
- Dessins : Leinil Francis Yu
- Encrage: Gerry Alanguilan
- Lettrage : Comicraft
- Couleurs : Dave McCaig
- Édition : Dan Raspler et Eddie Berganza (avec Tom Palmer Jr)
- Couverture : Leinil Francis Yu et Gerry Alanguilan
Critique de "Tom LeMartien"
Annoncé comme le chainon manquant entre la série Smallville et Superman comme on le connait, c'est à dire en costume et superhéros de Metropolis, Birthright avait déjà une sacré réputation. En effet, tout était déjà éventé puisque la série télévisée n'était meme pas encore terminée et on voulait déjà en faire une pseudo suite.
Alors en fait il faut prendre Birthright pour un énième recommencement du mythe de Superman en prenant comme base, je dirais, la saison 1 de la série. Lex connait Clark, Jonathan est vivant. C'est tout, puisque même Loïs arrivat dans Smallville quand Birthright venait à peine de commencer, soit déjà un mauvais départ pour tenter de rameuter les fans de la série parmi les fans de comics !
Entrons dans le vif du sujet tout de suite. Birthright est une honnête adaptation dy mythe. On y retrouve les ingrédients les plus basiques mais qu'on a toujours plaisir à lire depuis 70 ans ^^. Ce sont les piques de Lois envers Clark, c'est le côté maladroit de Clark, Perry en chef bourru, Jimmy en second couteau, un Lex Luthor vraiment diabolique, Metropolis en immense ville en
danger. En partant sur ses bases et en intégrant le fait que Clark connait Lex, on a devant nous une histoire au capital sympathie déjà élevée. Les parties se suivent agréablement, il n'y a rien de compliqué dedans. En fait, Birthright n'a rien à se reprocher au niveau histoire si ce n'est bien entendu un manque cruel de prises de risque. Rien n'est téléphoné mais rien n'est surprenant.
Le seul défaut, oui il existe, il est même assez imposant, c'est le dessin de Yu. Les traits sont presque grossiers. Il y a toujours un geste de trop dans son dessin, les têtes ne sont jamais équivalentes de cases en cases, il y a un manque cruel de douceur dans son crayon. La pureté de son monde Kryptonien vient en contrepoids direct avec ceux des autres personnages de Metropolis. Ses lignes longues et brutes font de Krypton un monde très différent et donc réussi.
En somme, Birthright est une adaptation qu'on peut qualifier de basique, ça n'apporte rien mais ça ne dénature rien non plus. Si' l'on s'habitue au dessin de Yu, le script de Waid manque de peps et on se dit qu'au final tout ça n'a servit qu'à nous offrir une belle tranche de comics... mais parmi tant d'autres.
Critique de "DavidParker"
NUMERO 1 : Superman : Birthright s'attache à remodeler l'homme d'acier pour le public actuel. Il s'agit d'un concept similaire à celui des séries « Ultimate » de Marvel.
Mark Waid est le scénariste de ce projet ambitieux. Ce quadragénaire originaire de l'Alabama a travaillé sur différentes séries de la « maison des idées » telles X-men, Captain America et Kazar. Actuellement, il réalise une excellente prestation sur les 4 fantastiques avec son compère Mike Wieringo (Tellos, Spider-man).
Toutefois, son œuvre la plus marquante demeure « Kingdom Come » où il décrit le monde des héros DC de manière apocalyptique. Une vision angoissante de Superman et autres consorts.
Francis Leinil Yu est le dessinateur attitré de Birthright. Ce jeune artiste issu des Philippines est entré dans l'univers des comics à force de persévérance. En France, on a pu suivre son travail sur des titres majeurs comme X-men (« révolution » avec Chris Claremont) et Wolverine (« la mort aux trousses »).
Birthright traduit littéralement par « Droit du sang » prend place à Krypton peu de temps avant sa destruction. On retrouve dans ce premier épisode daté de septembre 2003, Jor-El et Lara (parents de Kal-El) retraçant la genèse de leur civilisation avant le départ de leur enfant pour la terre.
Leinil Yu brille particulièrement dans cette scène d'introduction. Les dessins détaillés retranscrivent clairement une société kryptonienne régie par la science.
L'objectif premier de Waid est de s'intéresser à ce qui s'est déroulé avant que Superman devienne le protecteur de Métropolis si l'on se réfère à l'édito.
Cela est attesté par Leinil Yu qui résume en une double-page l'enfance de Kal-El a Smalville.
L'histoire développé par Waid prend véritablement place 25 ans plus tard au Ghana, un pays d'Afrique de l'Ouest. Clark Officie en tant que reporter pour le « Ghana Dispatch ». Il croise le chemin de Kobe Asuru, un homme charismatique de la tribu Ghuri militant pour que son ethnie soit reconnue.
Le récit narré par l'auteur est particulièrement attrayant car il plonge Clark dans un contexte réaliste. De plus, Waid aborde différents sujets d'actualité tels que l'héritage culturel et le Tribalisme.
La représentation de l'Afrique par Yu démontre un véritable travail de recherche. Le trait de Leinil se prête bien à l'environnement et transmet parfaitement les sentiments des personnages. Un épisode d'une qualité indéniable et l'on attend avec hâte la suite.
NUMERO 2 : Superman : Birthright narre les origines officielles de Kal-El. Les versions de Shuster (créateur de Superman avec Siegel) et de Byrne (comic-book de 1986) sont donc effacées.
Cette série limitée bien qu'étant une réactualisation de l'histoire de Superman est une œuvre fraîche et plaisante sur bien des points. Je citerai tout d'abord les dessins de Leinil Yu. Son trait est assez brut pour un personnage comme le kryptonien mais il s'adapte parfaitement au scénario de Waid.
L'auteur qui s'illustre actuellement sur les 4 fantastiques plonge Clark âgé de 25 ans dans un contexte réaliste.
Dans ce second numéro de Birthright, notre journaliste goûte aux joie de la nature africaine. Il est néanmoins exposé à l'intensité croissante de la lutte opposant les Turaaba aux Ghuri. Un homme se distingue aux yeux de Clark et marquera à jamais la vie du futur protecteur de Métropolis.
NUMERO 3 et 4 : Dans l'épisode de ce mois, Clark confectionne son costume avec sa mère Martha et pose les fondements de son avenir. Waid explore intelligemment les personnalités de chacun. Un numéro que je conseille pour la qualité indéniable de Birthright et pour les amateurs d'action. Clark Kent arrive a Métropolis et rencontre Perry White, Jimmy Olsen.... Une entrevue mythique et quelques moments savoureux au sommaire de ce quatrième opus.
NUMERO 5 : Waid continue son bout de chemin sur ce qui constitue les nouvelles origines de l'homme d'acier. Je sais que Sébastien apprécie moyennement Birthright et je le comprends. Lui qui suit les aventures de Clark depuis des années connaît très bien son univers. En ce qui me concerne, j'avoue que c'est la série qui me fait acheter le magazine. Leinil Yu reste constant et je trouve que son style brut sied très bien au scénario de l'auteur. Dans cet épisode, on assiste à la première confrontation entre Luthor et Superman à Métropolis. Néanmoins, le moment le plus savoureux de l'histoire est celui où Lois scrute attentivement Clark. Comme le disait Martha, le coup des lunettes fonctionne toujours... Birthright reste une série agréable a suivre et particulièrement alléchante pour les néophytes...
Critique de "Supermag"
Pendant des années Mark Waid n'a pas arrêté de dire qu'il avait une histoire de Superman dans ses cartons et que celle-ci serait sans l'un de ses plus beaux joyaux lorsqu'elle verrait le grand jour. Et même si je n'ai jamais été un grand fan de son travail, je dois admettre que lorsque Leinil Francis Yu et Gerry Alanguilan sont apparus dans le casting pour l'épauler dans cette aventure de 12 numéros, je me suis dit "(Super-)Banco". DC ayant martelé de longs mois avant sa parution en 2003 que cette maxi-série allait enfin mettre tous les fans d'accord quand aux problèmes récurrents de continuité chez l'Homme d'Acier, là encore j'étais confiant. Hélas, dès les premières pages et les premières idées lancées par le scénariste, j'ai vite déchanté. Rien que le fait de mettre Lex dans dans une situation similaire à la série TV Smallville est une chose que je ne désirais pas voir dans l'univers bullesque de Superman.
Je passerais sur les adversaires pitoyables et m'intéressait donc davantage à la surprise de cette série, l'apport graphique et "exotique" de Yu et Alanguilan. Avant cela, j'aimerais aussi mettre en avant l'excellent travail de Dave McCaig aux couleurs qui contribua aussi beaucoup à la qualité de la série et à son ambiance si particulière. Donc le trait de Yu, dont le plus grand défaut a été celui de nous avoir parfois donné une Lois loin des standarts de la féminité "américaine" (pourtant la couverture de l'épisode 4 (malheureusement retouchée avant impression) me contredit...). En dehors de cela, sa version de Krypton est particulièrement réussie est reste le principal attrait de la saga. L'encrage rend justice au travail du dessinateur et on sent bien qu'il n'y aucun contraintes entre les deux. Le story-telling est lui aussi plutôt sympathique et le découpage laisse beaucoup de liberté à l'artiste. Les hommages au passé sont là pour brosser le poil du fan irréductible dans le bon sens (couverture d'Action Comics 1, premier film cinéma...) même si ce dernier est sans doute celui qui a le moins apprécié BR.
Bref, pour ma part, j'aime à regarder de nouveau certaines planches lorsque l'envie s'en fait sentir et j'oublie les dires d'un Mark Waid qui a le ciboulot trop enflé pour moi... même si au final cette longue aventure n'aura pas tenu toutes ses promesses et qu'elle serait plus anecdotique scénaristiquement qu'autre chose.
