Cela faisait des mois que l'on attendait le premier Jeu de Rôle sur la console de Bilou et avec Morrowind, on ne peut qu'être content du résultat que l'on découvre sous les yeux dès les premières minutes de jeu.

Vous êtes débarqué du bateau qui vous a emmené dans le port de Seyda Neen sur l'île de Vvardenfell.

Cette île immense et les petits îlots qui l'entourent vont être les lieux d'exploration de votre personnage que vous devrez créer dès votre débarquement.

Et c'est, comme à l'habitude, ici que les premières interrogations vont se poser. Allez vous opter pour une affiliation de type guerrier, magicien, voleur , assassin, barde, prêtre.

Puis votre race sera t'elle, celles des humains (bretons, nordiques, impériaux.) , des hauts-elfes, des elfes noirs, des argoniens (hommes lézards), des Khajiit (hommes fauves) ou des orques. (pour ceux qui se demandent pourquoi pas un nain, et bien ils n'auront qu'à entreprendre les différentes quêtes de la guilde des mages pour la réponse.).

Choisirez vous ensuite vos caractéristiques librement ou votre signe astrologique (qui détermine une partie de vos bonus de départ) avec les profils pré-déterminés ?

Le choix et la LIBERTE sont dès le début les mots d'ordre du jeu et le seront tout au long de votre aventure.

Ici en dehors de vos différentes missions pour votre quête principale (et la ligne conductrice du scénario du jeu), vous pourrez décidez d'accroître vos compétences grâce à d'autres missions libres avec la guilde des guerriers (pour les gros bras), ou celle des mages (pour le pouvoir), voir des voleurs (pour le fun) ou des assassins (ou les meurtres) et ainsi découvrir d'autres secrets du monde et parfaire vos connaissances suivant vos choix.

Il y a aussi les quêtes annexes pour la légion impériale ou le culte de l'empereur, le temple ou l'une des trois grandes maisons elfiques voir l'une des factions V.

Mais ce n'est pas tout, car en dehors de ses dizaines d'aventures, vous pourrez au détour d'un chemin, d'une auberge ou d'une rue, faire la connaissance de bandits qui en voudront à votre bourse, à des paysans apeurés par les monstres rodant la nuit, les pèlerins égarés ou la damoiselle en détresse qui seront d'autant plus de missions à remplir pour devenir une légende (bienveillante ou malveillante, suivant vos choix) sur l'île. qui sera respectée ou crainte dans les villages, cités et ports que vous rencontrerez durant vos déplacements.

Vos dialogues et vos méthodes avec les habitants seront aussi très variées suivant que vous leur parliez l'arme à la main, les soudouyer avec de l'or ou les charmer grâce à votre magie.

Attention toutes de mêmes à vos actions, car si vos larcins ou vos querelles de beuveries venaient aux oreilles des autorités, vous vous retrouvez vite votre tête mise à prix et sur le point de faire un séjour dans les gêoles de la forteresse la plus proche !!!...

Les sorts, les potions, les enchantements sont eux aussi quasi-illimités et vous pourrez en créer à votre convenance dès que vos compétences vous le permettront.

Leurs pouvoirs et les effets variant suivant vos souhaits et votre pécule d'or amassée tout au long de votre périple dans les grottes, cavernes, tours, donjons, tombeaux. visités.

Côté technique, Les graphismes du jeu sont vraiment excellents et très variés, les villes sont tous très différentes, comme leur habitants ou les monstres qui habitent les lieux sombres de l'île.

Les animations sont fluides et malgré quelques ralentissements lors de chargements très rares (ou très fréquents si utilisez souvent les services de téléportation.), on ne peut pas dire qu'on en soit vraiment gêné.

Côté jouabilité, là encore je trouve que le pad est parfaitement exploité et après un bon entraînement, on maîtrise parfaitement le système de combat lui aussi très riche.

Le seul hic, c'est la partie sonore du soft, les musiques sont souvent restreintes et à la longue parfois pénibles et les bruitages sont peu nombreux (en dehors des chocs d'armes, de lancement de sorts ou d'ouverture de portes.). Il y a bien une phrase en voix directe pour les personnages rencontrés mais elle revient souvent dans la bouche de plusieurs personnes.

Ce point négatif est vite oublié quand on sait que le soft en ENTIEREMENT en français et que cela augmente considérablement le plaisir et le nombre de joueurs potentiels !!!

Bref, en tout point de vue fabuleux, je suis sûr que dans un mois je serais encore tellement l'univers est prenant et la difficulté croissante m'en fera voir de toute les couleurs avec que ma réputation ne soit à son maximum et que mes quêtes soient toutes terminées.

Au final, quand on pense que c'est un jeu sans mode multi-joueurs ou mode on-line, on se dit que la richesse est telle que la durée de vie est déjà quasi illimitée alors.

En attendant la dernière partie des « Elder Scrolls » prévue pour 2004 et un jeu encore plus riche, avec davantage de liberté, jetez vous sur « Morrowind » et devenez le N.

Et oubliez un temps les JDR japonais de type « Final Fantasy » pour vous plonger dans un véritable soft proche de la perfection à l'univers envoûtant et à la richesse illimitée, à la non-linéarité et à la liberté totale.

59 Euros, prix maximum...